Découvrez l’histoire et les secrets de la tour madeloc

explorez l'histoire fascinante et les mystères de la tour madeloc, un monument emblématique chargé de secrets captivants.

La tour Madeloc impose sa silhouette sur les Albères comme un repère immuable entre terre et mer. Dressée à plus de 650 mètres d’altitude, elle a traversé les siècles depuis la fin du XIIIe siècle, passant d’appareil de défense médiéval à symbole local du patrimoine de la Côte Vermeille. Son histoire mêle stratégies militaires, transmissions par fumée et feu, mythes nocturnes et usages contemporains — relais de télévision et point d’attraction pour randonneurs curieux. L’étude de la tour Madeloc révèle autant d’indices sur l’organisation défensive du Roussillon que sur la façon dont un site historique s’adapte aux besoins techniques et touristiques du XXIe siècle.

La lecture suivante propose un parcours thématique : histoire et rôle dans la fortification de la province ; architecture et secrets de construction ; itinéraires de randonnée ; usages modernes et contraintes de conservation ; légendes et anecdotes qui nourrissent l’imaginaire local. Chaque section combine descriptions, données techniques et conseils pratiques pour qui veut comprendre la tour Madeloc autrement que comme une simple destination de balade.

En bref :

  • Situation : sommet des Albères, ~652 m d’altitude, vue sur la Côte Vermeille.
  • Période : construction vers la fin du XIIIe siècle, réseau de tours à signaux rattaché au domaine des Rois de Majorque.
  • Fonction : tour de guet et relais de signaux (fumée le jour, feu la nuit).
  • Accès : plusieurs itinéraires (D86, Collioure, Banyuls), adaptés aux randonneurs et aux vététistes.
  • Architecture : tour circulaire, murs épais, citerne, escalier maçonné, meurtrières et terrasse sommitale.
  • Usage actuel : point patrimonial et relais technique (télévision), attention à la fragilité du site.

Tour Madeloc : histoire médiévale et rôle dans la fortification de la province

La tour Madeloc prend corps à la charnière des XIIIe et XIVe siècles, dans un contexte géopolitique où la Méditerranée occidentale voit se croiser intérêts royaux, menaces de corsaires et ambitions régionales. Édifiée autour de 1290 sous l’impulsion des autorités des Rois de Majorque, elle faisait partie d’un système cohérent de fortification qui reliait plusieurs tours – la Massane, Querroig et d’autres postes secondaires – jusqu’au donjon du palais des Rois de Majorque à Perpignan.

La stratégie était simple et efficace : un réseau de vigies permettait de transmettre rapidement l’alerte par signaux visuels. Le jour, la fumée servait à avertir ; la nuit, on allumait des feux. Ces messages prévenaient de l’arrivée d’acteurs hostiles, qu’il s’agisse d’expéditions ennemies ou de navires barbaresques. Le choix du sommet des Albères, à plus de 650 mètres, n’était pas anodin : la position offrait une visibilité étendue vers la mer et vers l’intérieur des terres.

La construction de la tour s’inscrit dans une logique défensive mais aussi administrative. La tour Madeloc n’était pas une forteresse destinée à résister longtemps à un siège, mais un poste d’observation et de liaison. Les villages de la plaine Roussillonnaise pouvaient recevoir les signaux de la Massane tandis que d’autres lieux, isolés dans les vallées ou sur les collines, dépendaient de la Madeloc pour être avertis. Ce maillage renseignait sur une administration attentive à la protection du littoral et des voies maritimes.

L’histoire militaire de la région explique aussi quelques appellations attachées à la tour. Parmi elles, la plus évocatrice est la torre del dimoni — la tour du diable — surnom issu de paysages sauvages et d’orages spectaculaires qui enveloppent parfois le sommet. À la tombée de la nuit, sous l’assaut du vent de la tramontane et des éclairs, la silhouette de pierre prenait un aspect menaçant qui a alimenté les récits locaux.

La chronologie des aménagements est intéressante : après le Moyen Âge, la fonction militaire de la tour s’est progressivement estompée. Les reconversions varient selon les périodes : point de repère maritime, poste de surveillance contre les incendies, puis relais technique pour la diffusion audiovisuelle au XXe siècle. Pourtant, la vocation originelle reste visible dans les traits architecturaux et l’implantation stratégique.

Sur un plan social, la tour a structuré l’espace du territoire alentour. Les paysans, pêcheurs et habitants des villages voisins la percevaient comme un point d’appui : en cas d’alerte, des signaux partaient vers les bourgs et hameaux, dictant des déplacements, des fermetures ou des sécurisations des biens. La tour Madeloc a donc participé, au fil des siècles, à l’organisation territoriale et à la sécurité des populations de la province.

Anecdote : une focale locale raconte qu’un ancien garde, chargé d’allumer le feu sur la terrasse, serait à l’origine d’un rituel convivial annuel célébré autrefois par les villages alentour. Ce rituel, transformé en fête populaire, illustre la mutation d’un outil militaire en symbole communautaire.

Insight : la tour Madeloc, plus qu’un vestige, incarne la transition entre protection médiévale et identité locale, rappelant que la mémoire des lieux se lit dans la pierre et dans les usages successifs.

Tour Madeloc : architecture, dimensions et secrets de construction

La architecture de la tour Madeloc trahit une conception pragmatique adaptée aux fonctions de guet et de signalisation. De plan circulaire, la tour présente des murs épais — près de 2 mètres à certains endroits — qui assurent stabilité et protection. La diversité des sources historiques offre des données à nuancer : si certains récits populaires évoquent une hauteur visible d’environ 30 mètres, les relevés architecturaux donnent une hauteur interne et structurale plus proche de 17,5 mètres pour la maçonnerie elle-même, le surplomb apparent pouvant varier selon la terrasse et le socle rocheux.

La tour repose sur un piton rocheux, ce qui lui confère une assise robuste mais impose des solutions techniques particulières. Le volume intérieur est organisé sur deux étages, traversés par un escalier maçonné intégré dans l’épaisseur du mur. Les marches, massives et peu nombreuses, facilitent la montée des guetteurs tout en renforçant la solidité générale.

Un élément souvent méconnu et pourtant essentiel est la citerne située sous la tour. Elle recueillait les eaux de pluie grâce à un système de conduites partant de la terrasse sommitale. Cette réserve permettait aux gardiens de subsister durant les périodes d’alerte ou d’isolement. L’existence d’un système hydraulique rudimentaire illustre l’attention portée aux besoins matériels des veilleurs.

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Autre caractéristique : la tour est couronnée d’une ceinture de 22 consoles — éléments décoratifs et fonctionnels qui ponctuent la corniche. Des meurtrières percées à l’extérieur témoignent de la fonction défensive; elles offrent des vues limitées mais commandent des angles utiles pour la surveillance.

La capacité constructive se lit aussi dans les mortaises et scellements : l’escalier est scellé dans l’épaisseur du mur, preuve d’un travail de taille précis. Le choix des pierres, souvent extraites localement, et l’emploi d’un mortier résistant expliquent la longévité du monument malgré l’exposition au vent et au sel marin.

Les matériaux racontent une adaptation aux ressources locales : calcaire et pierres pyrénéennes, liées par des liants traditionnels. L’étude des joints et la patine des pierres permettent de dater partiellement les réparations. Certaines campagnes de restauration successives sont visibles à l’œil nu, avec des joints plus récents contrastant avec la pierre médiévale.

Plusieurs « secrets » méritent d’être remarqués. D’abord, la capacité de la terrasse à concentrer la fumée et le feu de signalisation sans dégrader massivement la structure : la conception originelle prévoyait des points d’appui et des zones d’aération. Ensuite, la mise en relation avec d’autres tours via visée directe révèle une maîtrise topographique : la tour Madeloc était choisie précisément pour sa visibilité vers la Mer et vers les autres tours.

Une comparaison entre sources locales et relevés modernes signale parfois des imprécisions chiffrées. Pour éviter la confusion, il est conseillé de considérer la tour comme ayant une hauteur de maçonnerie d’environ 17,5 m et un positionnement au sommet des Albères autour de 652 m d’altitude — ces repères sont compatibles avec les relevés topographiques contemporains.

Insight : la tour Madeloc révèle que l’exceptionnelle durabilité d’un monument médiéval tient autant à la qualité de son implantation et de ses matériaux qu’à l’intelligence fonctionnelle de son architecture.

Tour Madeloc : itinéraires de randonnée, accès depuis Collioure et Banyuls et conseils pratiques

La tour Madeloc est un objectif accessible via plusieurs itinéraires, adaptés à des profils variés : randonneurs occasionnels, vététistes confirmés, ou marcheurs aguerris cherchant une boucle longue. Trois axes principaux se distinguent par leur distance, leur dénivelé et leur ambiance paysagère.

Premier itinéraire — départ depuis la départementale D86 : c’est le plus court et le plus direct. Sur un trajet d’environ 3,5 km aller-retour, il convient aux amateurs cherchant une escapade courte sans compromettre le panorama. Le sentier est souvent ensoleillé, avec un passage sur crête offrant des vues successives. Ce parcours demande une préparation minimale, mais il reste essentiel d’emporter de l’eau et une protection solaire.

Deuxième itinéraire — départ du col de Banyuls : cette boucle longue, d’environ 20 km, récompensera les randonneurs recherchant une journée complète en montagne. Le tracé passe par des crêtes, des zones rocheuses et des paysages changeants, nécessitant une bonne préparation physique et une lecture attentive du balisage.

Troisième option — départ de Collioure : deux variantes existent. Une balade de 5 km aller-retour, accessible et spectaculaire, convient aux familles et aux marcheurs modérés. La seconde variante est une boucle de 15 km qui emprunte le Col de la Serre, le Fort Saint-Elme et le moulin ; elle propose une richesse patrimoniale supplémentaire et exige une bonne dynamique de marche.

Tableau comparatif des itinéraires (distance, difficulté, durée estimée, points d’accès)

Itinéraire Distance (km) Diffi-culté Durée estimée Profil conseillé
Départ D86 (aller-retour) 3,5 Facile 1h30 – 2h Promeneurs, familles
Col de Banyuls (boucle) 20 Difficile 6h – 8h Randonneurs confirmés
Collioure (aller-retour) 5 Moyen 2h – 3h Marcheurs modérés
Collioure (boucle via Fort St Elme) 15 Moyen à difficile 4h – 6h Randonneurs motivés

Checklist essentielle avant départ :

  • Hydratation : prévoir au moins 1,5 à 2 L selon la saison.
  • Protection solaire : chapeau, lunettes, écran solaire facteur élevé.
  • Chaussures : chaussures de randonnée avec bonne accroche.
  • Cartographie : carte papier ou trace GPS et batterie de secours.
  • Vêtements : vêtement coupe-vent pour la tramontane et une couche chaude pour le sommet.
  • Photographie : appareil ou smartphone chargé, filtres si souhaité.

Conseils pratiques : partir tôt le matin favorise la fraîcheur et la lumière idéale pour les panoramas. La météo change rapidement sur les crêtes ; la tramontane peut être violente et descend brusquement la température. Les sentiers exposés demandent prudence en cas de vent fort. Pour qui a un projet de randonnée longue, il est judicieux de partager son itinéraire et son horaire avec un contact local.

Pour les cyclistes, attention aux portions techniques : certains chemins sont caillouteux et pentus. VTT tout-suspendu recommandé pour la boucle du col de Banyuls. Les plus prudents privilégieront les parcours courts et balisés.

On a déjà détaillé ça dans le guide complet sur l’organisation des randonnées dans les Pyrénées-Orientales, où figurent des conseils logistiques et des cartes téléchargeables. Consulter le guide d’organisation de randonnées.

Insight : bien choisir son itinéraire en fonction de son profil et de la météo transforme la visite de la tour Madeloc en une expérience maîtrisée et mémorable.

Tour Madeloc : panorama, photographie et meilleures périodes pour la visite

Le charme premier de la tour Madeloc tient à son panorama exceptionnel : la vue embrasse la Côte Vermeille, la bande littorale, et gagne vers l’Empordà catalan par l’échancrure du col de Banyuls. Sur une journée claire, la perspective offre une ligne continue du littoral jusqu’aux massifs intérieurs, révélant la géographie contrastée de la province.

Les meilleures périodes pour profiter du panorama sont les jours dégagés hors pics thermiques estivaux. Le printemps et l’automne offrent des lumières douces, des températures fraîches sur les crêtes et une meilleure qualité d’air pour la visibilité. L’hiver peut aussi surprendre par des contrastes nets après les intempéries, mais la présence du vent et un froid marqué exigent une préparation adaptée.

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Photographier la tour et ses vues demande quelques attentions techniques. Le lever et le coucher du soleil donnent des couleurs saturées, mais peuvent aussi provoquer des contre-jours. Un filtre polarisant aide à renforcer les teintes de la mer et à réduire les reflets. Pour les panoramas, envisager des prises en grand-angle ou des assemblages en panorama vertical pour capter la profondeur depuis la plage jusqu’au sommet.

Le sommet est propice aux images racontant l’histoire : capturez les meurtrières, la texture des joints de pierre et la terrasse avec son ancienne cheminée de signalisation. En composition, jouer sur les lignes de crête et les coupes du paysage aide à situer la tour dans son environnement. Les photographes amateurs privilégieront des ISO bas pour conserver de la netteté, tandis que les professionnels pourront travailler en bracketing pour couvrir la plage dynamique.

L’observation ornithologique attire aussi certains visiteurs. Les crêtes servent de couloir pour le passage d’espèces migratrices. Jumelles et téléobjectifs permettent d’observer sans déranger la faune.

Conseils de sécurité photographique : éviter de s’approcher trop près des bords sur des rochers glissants, garder une marge pour assurer la stabilité des postures de prise de vue et ne pas laisser d’équipements sans surveillance. Un trépied compact et une sangle de sécurité pour l’appareil rendent les prises longues plus sûres.

Anecdote photographique : Clara, une travailleuse nomade qui documente ses itinérances, a planifié une séance photo au lever du soleil. Elle a choisi l’itinéraire depuis Collioure afin d’arriver juste avant la lueur dorée. La patience a payé : la série d’images a non seulement mis en valeur les textures de pierre, mais a aussi capturé une ligne maritime scintillante qui raconte l’histoire du site.

Pour une visite en famille, privilégier des périodes à faible affluence (mi-matinée en semaine) améliore l’expérience et réduit les risques de foule sur les sentiers étroits. Les points d’observation intermédiaires offrent des lieux parfaits pour des pauses et des cadrages alternatifs.

Insight : maîtriser le calendrier et la technique permet de transformer une simple randonnée à la tour Madeloc en une collection d’images qui racontent le lieu en profondeur.

Tour Madeloc : patrimoine local, tourisme durable et retombées pour la province

La tour Madeloc est un acteur du patrimoine local et joue un rôle économique discret mais réel pour la Côte Vermeille. Les visiteurs attirés par la randonnée dépensent localement : restaurants, campings, guides et petits commerces bénéficient d’un flux touristique qualitatif. Le site articularise une offre qui va de la promenade familiale aux circuits thématiques sur l’histoire médiévale.

Le camping La Coste Rouge, proche point de départ pour certains parcours, illustre l’écosystème local : il sert de base pour des familles et des groupes cherchant à combiner plage et randonnée. Une journée type inclut une montée matinale, un après-midi de détente en bord de mer, et une soirée consacrée à la cuisine locale — expression d’une économie touristique ancrée dans le territoire.

Sur le plan patrimonial, la gestion du site nécessite un équilibre entre accessibilité et conservation. L’afflux de visiteurs entraîne des besoins d’entretien des sentiers, des mesures de protection du sol et des opérations de sensibilisation à la fragilité des milieux. Les collectivités locales, les associations de randonnée et des acteurs privés coopèrent parfois pour financer des opérations d’entretien.

La valeur ajoutée du site dépasse l’économique : la tour Madeloc participe à la valorisation culturelle. Des parcours didactiques et des panneaux d’interprétation racontent l’histoire de la fortification et les usages anciens, rapprochant le visiteur du contexte médiéval. Ces contenus éducatifs renforcent l’attractivité et encouragent un tourisme respectueux.

Le maintien des usages contemporains (relais de télévision notamment) pose des questions de compatibilité esthétique et de préservation. Un soin particulier est apporté à limiter l’impact visuel des installations techniques, afin de préserver l’authenticité du site.

L’implication des habitants est un facteur de réussite : des bénév es, guides locaux et associations culturelles organisent des visites commentées et des parcours thématiques. Cette gouvernance partagée assure que la tour demeure un repère vivant, soutenant à la fois l’économie et la transmission de la mémoire.

Exemple d’action concrète : l’organisation d’un sentier balisé qui intègre des haltes explicatives sur l’architecture et les techniques de signalisation. Ce type d’initiative augmente la durée de séjour et favorise la consommation locale sans multiplier la pression sur un point unique.

Insight : la tour Madeloc, entre patrimoine et économie locale, montre qu’une gestion responsable peut renforcer la valeur d’un site historique tout en offrant des retombées positives pour la province.

Tour Madeloc : légendes, surnoms et récits populaires de la Côte Vermeille

La dimension légendaire de la tour Madeloc s’entrelace avec les réalités historiques. Le surnom de torre del dimoni (la tour du diable) reflète l’imagination populaire face aux éléments : nuits d’orage, éclairs, vents hurlants et silhouettes de pierre créent un théâtre propice aux récits surnaturels. Ces histoires contribuent à l’aura du lieu et nourrissent des visites plus sensibles, souvent racontées par des guides locaux.

Parmi les récits, celui du veilleur isolé est récurrent : gardien des feux de signalisation, il affrontait la tramontane et maintenait la liaison entre villages. Les anciennes fêtes décrites par les habitants mêlaient veillées et récits de mer, témoignant d’un rapport communautaire à la tour. Les récits de tempêtes nocturnes et de signaux allumés dans la brume continuent d’évoquer une époque où la mer dictait les règles.

Les légendes alimentent aussi des hypothèses populaires sur des tunnels ou des trésors cachés. Si l’archéologie n’appuie pas ces affirmations, leur persistance indique l’importance de la tour dans l’imaginaire local. Les mythes révèlent la manière dont les habitants ont investi la tour d’un rôle protecteur et symbolique.

Un exemple folklorique met en scène un homme errant — parfois transformé en esprit — qui aurait guidé des marins égarés grâce à la lueur d’un foyer sur la terrasse. Ce type de récit souligne la continuité entre fonction et symbolique : le feu de signalisation, instrument de la défense, devient dans la mémoire collective un phare protecteur.

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L’ancrage culturel de ces récits influence les pratiques contemporaines : soirées contées, parcours nocturnes organisés en période contrôlée, et interventions artistiques trouvent là un terrain fertile. Ces événements apportent une lecture sensible du patrimoine et renforcent l’intérêt du public pour la conservation.

Les légendes ne doivent cependant pas masquer la réalité des risques : la montagne et la mer exigent respect et prudence. Les récits servent d’alerte culturelle, rappelant les forces naturelles omniprésentes sur les crêtes.

Insight : les légendes de la tour Madeloc traduisent une mémoire vivante où la technique médiévale, le paysage et l’imaginaire communal cohabitent, enrichissant l’expérience du visiteur.

Tour Madeloc : conservation, usages modernes et enjeux pour le site historique

Aujourd’hui, la tour Madeloc est à la croisée des usages : site historique protégé, point touristique et relais technique (notamment pour la télévision). Cette hybridation pose des défis de conservation : comment préserver l’intégrité architecturale d’un monument médiéval tout en répondant aux besoins contemporains en télécommunication ?

La réponse passe par une gouvernance locale impliquant collectivités, associations et acteurs techniques. Des campagnes d’entretien régulières sont nécessaires pour consolider les parements, traiter l’érosion des joints et sécuriser l’accès. Les opérations de restauration reposent sur des méthodes compatibles avec les matériaux d’origine et évitent des interventions invasives.

Un enjeu concret est la gestion des flux touristiques. Des sentiers renforcés et des zones de régulation permettent de limiter l’érosion du sol et les risques de piétinement excessif. La signalétique informative oriente les visiteurs vers des itinéraires sécurisés, tout en sensibilisant aux fragilités écologiques.

Le dialogue entre prestataires techniques (opérateurs de diffusion) et instances patrimoniales a permis d’identifier des solutions esthétiques pour réduire l’impact visuel des installations. L’objectif est de conserver la lisibilité historique tout en assurant la qualité du service moderne. Dans certains cas, des équipements sont masqués ou intégrés discrètement aux structures existantes.

La question de l’accessibilité soulève un débat : faciliter l’accès pour un public plus large implique souvent des aménagements qui peuvent altérer le caractère du site. Les choix privilégient des améliorations légères, informatives et réversibles, ainsi que des alternatives comme des parcours virtuels pour ceux qui ne peuvent pas gravir les pentes.

Un dernier volet concerne l’implication pédagogique. Projets scolaires, visites guidées et dispositifs numériques favorisent la transmission des savoirs et mobilisent la population locale autour de la conservation. Ces initiatives créent du sens et renforcent l’acceptation sociale des mesures de protection.

Insight : la conservation de la tour Madeloc repose sur l’équilibre entre protection stricte et appropriation collective; le maintien du site dépend d’un engagement durable et partagé.

Tour Madeloc : préparer sa visite aujourd’hui — checklist, erreurs fréquentes et prochaine action en 15 minutes

Préparer une visite à la tour Madeloc suppose d’anticiper plusieurs paramètres : choix d’itinéraire, météo, équipement, logistique et respect du site. Voici une checklist structurée et des erreurs à éviter pour partir en confiance.

  • Vérifier la météo : consulter une source fiable la veille et le matin (prévoir vent fort possible).
  • Choisir l’itinéraire : sélectionner entre D86 (court), Collioure (moyen) ou Banyuls (long/technique) selon sa forme du jour.
  • Équipement : eau suffisante, chaussures de randonnée, coupe-vent, gourde filtrante si nécessaire.
  • Sécurité : partager l’itinéraire avec un contact, emporter une batterie externe et une trousse de premiers secours.
  • Respect du patrimoine : ne pas escalader les parois, éviter de laisser des déchets, suivre les sentiers balisés.

Erreurs fréquentes à éviter :

  1. Partir en plein après-midi l’été sans réserve d’eau suffisante.
  2. Sous-estimer la tramontane : la température et le ressenti peuvent changer rapidement.
  3. Négliger l’orientation : certains tronçons sont peu balisés et demandent un sens de l’orientation.
  4. Laisser l’accès technique aux installations : respecter les zones interdites autour des relais.

Prochaine action réalisable en 15 minutes : vérifier les conditions actuelles et planifier son départ. Concrètement, ouvrir une application météo locale, entrer le lieu « Madeloc » ou « Col de Banyuls », et noter l’évolution du vent et des précipitations pour les 24 prochaines heures. Si le vent dépasse 60 km/h, reprogrammer la sortie ; si la visibilité est bonne et le vent raisonnable, choisir l’itinéraire adapté à son niveau et préparer l’eau.

Un petit geste supplémentaire en 15 minutes : télécharger une carte hors-ligne de l’itinéraire choisi (via une application de randonnée) et envoyer son ETA (heure d’arrivée estimée) à un contact local. Cette préparation minimale augmente la sécurité et la sérénité de la sortie.

Pour qui ça marche / pour qui ça ne marche pas : ces préparatifs conviennent aux randonneurs individuels, aux familles avec enfants (sur les itinéraires courts) et aux cyclistes expérimentés (sur itinéraires VTT techniques). Ils sont moins adaptés aux personnes à mobilité réduite sans accompagnement spécialisé ; des alternatives virtuelles ou des visites guidées adaptées sont alors recommandées.

Insight : une quinzaine de minutes de préparation élimine la majorité des risques courants et transforme une excursion à la tour Madeloc en expérience sûre et agréable.

Quelle est l’altitude exacte de la tour Madeloc ?

La tour Madeloc est située au sommet des Albères, à environ 652 mètres d’altitude. Les relevés peuvent varier légèrement selon la méthode, mais ce repère est accepté localement comme référence.

Quels itinéraires conviennent aux familles avec enfants ?

La boucle depuis Collioure en aller-retour (~5 km) et le départ depuis la D86 (3,5 km aller-retour) sont les plus adaptés aux familles. Prévoir eau, protection solaire et pauses fréquentes.

La visite de la tour est-elle possible en hiver ?

Oui, la tour est accessible en hiver, mais il faut anticiper vent fort et froid en altitude. Vérifier la météo et s’équiper de vêtements chauds et coupe-vent.

La tour Madeloc est-elle protégée au titre des monuments historiques ?

La tour fait partie du patrimoine local protégé et fait l’objet d’actions de conservation. Pour des informations administratives précises, consulter les services culturels des Pyrénées-Orientales ou la mairie concernée afin d’obtenir les dernières dispositions.

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